Le nouveau contrôle technique

La France renforce son contrôle technique de manière à se plier aux nouvelles normes de la Commission Européenne. Cette réforme a pour but de proposer un contrôle technique identique dans tous les pays d’Europe, de mieux prévenir des accidents qui pourraient être liés à une défaillance technique du véhicule, dans un but final de réduire le nombre de tués sur les routes. Ce nouveau contrôle technique entrera en application le 20 mai 2018. Mais que va t’il changer exactement ? Pourquoi cette réforme inquiète tant les automobilistes ?

Des nouveaux points de contrôle

Le nouveau contrôle technique comptera désormais une dizaine de contrôles supplémentaires. On compte 123 pièces contrôlées aujourd’hui il y en aura 131 le 20 mai prochain. Du coup, la liste des défauts possibles s’agrandie, il y aurait 610 défaillances possibles contre 410 actuellement.

Ce sera donc des contrôles techniques plus pointilleux et plus longs. Si aujourd’hui il faut compter entre 30 et 45 minutes, le futur contrôle technique durera en moyenne 15 minutes de plus et sera donc plus cher.

Parmi les nouveaux points de contrôle, il y aura un nouvel examen concernant le contrôle « 5 gaz ». Ce contrôle va être capable d’évaluer le niveau d’émission d’oxyde d’azote ou encore le niveau d’émission de particules du véhicule. Il y aura de nombreux points supplémentaires sur l’état des pneus et également sur les plaquettes de frein du véhicule.

Une nouvelle organisation des défaillances

Il y aura également quelques changements dans la classification des défaillances, cette classification donnera lieu à 3 niveau de sanctions :

Defaillances-01

  • Les défaillances mineures (environ 139 défaillances sont répertoriées dans cette catégorie) : dans ce cas, le véhicule pourra rouler mais il devra subir des réparations. Dans cette catégorie, le véhicule ne représente pas de danger immédiat, donc suite à ces réparations, l’automobiliste ne sera pas dans l’obligation de faire une contre-visite.
  • Les défaillances majeures (environ 340 défaillances sont répertoriées dans cette catégorie) : dans ce cas, le véhicule devra être réparé. Le véhicule représente un danger potentiel, il sera soumis à une contre-visite permettant de faire constater que les réparations ont bien été effectuées dans les 2 mois qui suivent le contrôle technique.
  • Les défaillances critiques (environ 127 défaillances sont répertoriées dans cette catégorie) : dans ce cas, le véhicule est considéré comme dangereux pour l’automobiliste ou pour les autres, il sera donc autorisé à circuler uniquement le jour du contrôle. Attention, vous n’êtes pas dans l’obligation de faire les réparations dans les 24h qui suivent le contrôle technique, mais il est vivement conseillé de l’emmener le jour J au garage car après le véhicule ne pourra plus circuler. Bien évidemment, les réparations devront être contrôlées à l’occasion d’une contre-visite.
    Un automobiliste n’ayant pas fait les réparations lors de la présence d’une « défaillance critique » et qui continuerai à circuler s’exposera à une amende. Autrement dit, vous de pourrez pas emmener votre véhicule chez le garagiste quelques jours après le contrôle technique s’il présente une défaillance critique.

Quelques exemples de défaillances majeures et de défaillances critiques

DefaillancesMajeures

DefaillancesCritiques

 

Petit rappel, si vous roulez sans contrôle technique valide, vous vous exposez à une amende de 135. En ce qui concerne la périodicité, elle ne change pas ! Le contrôle technique sera toujours à passer après les 4 ans de mise en circulation du véhicule et ensuite tous les deux ans.

Sources :

http://www.lepoint.fr/automobile/securite/automobile-un-controle-technique-trois-fois-plus-difficile-en-2018–07-08-2017-2148436_657.php
https://www.ladepeche.fr/article/2018/04/14/2780269-reforme-controle-technique-nouveaux-points-controle-pieges-eviter.html